L’invisible, c’est une plongée dans ce que la société préfère taire : les destins brisés, les classes sociales qui enferment, les vies qui n’ont jamais vraiment pu commencer. Sur scène, Candice Martel et Yannick Thomas jouent avec les portés comme on affronte un système : on tente, on vacille, on résiste. Leurs corps s’agrippent, se relèvent, réinventent des rôles qu’on croyait écrits d’avance.
Inspirée par le parcours de transfuge de classe de Candice — l’enfant d’ouvrier devenue artiste — la pièce met en lumière cet entre-deux où l’on n’est plus « d’où l’on vient » sans être « d’où l’on va ». Une zone de frottement, de force, mais aussi de vertige.
L’invisible, c’est un cri :
Pour tous ceux qu’on a laissés au bord du chemin.
Pour ces potentiels étouffés.
Pour ces oiseaux blessés qu’on empêche de voler.
Un spectacle physique, sensible et frontal — qui bouscule, secoue, et ouvre la discussion .
Qu’est-ce qui, vraiment, nous empêche ? Et comment on s’en libère ?











